Une semaine à Abidjan : rencontre avec Edem Alomatsi du Woelab



Du 12 au 16 mai 2014, Internet Sans Frontières est à Abidjan pour former, en partenariat avec l'Université de Clemson, des journalistes, blogueurs et activistes d'Afrique de l'Ouest aux techniques pour contrer la surveillance et la censure. Une excellent occasion de vous présenter certains des participants. Edem Alomatsi du Fablab togolais Woelab a accepté de répondre à nos questions.



1/ Bonjour, peux-tu te présenter à nos lecteurs en quelques mots ?

 

Bonjour Julie, à l’Etat civil je me nomme Edem Komi Alomatsi. Biologiste de formation, je suis passionné par l’informatique et les nouvelles technologies. Je suis programmeur informatique et depuis peu je me suis lancé dans l’entrepreneuriat tics tout en prônant l’utilisation des logiciels libres et open source. Je fais partie de plusieurs de communautés qui militent pour la vulgarisation des TICs en Afrique, dont le WoeLab dans lequel j’ai été un membre actif. Ma vision pour l’Afrique est celle d’un continent prospère, autosuffisant économiquement et dans lequel la liberté d’expression et le respect des droits humains sont les règles.

 

 

2/ Tu participes à la formation sécurité à Abidjan. Que représente la sécurité des données personnelles pour toi ? Et quel comportement adoptes-tu pour assurer autant que faire se peut le respect de ta vie privée sur Internet ?

 

Pour moi la sécurité des données personnelles est d’une importance capitale pour la pleine jouissance des droits et libertés de la personne humaine dans la société. Ainsi, accéder illégalement à ces informations demeure une violation de la vie privée et du coup devient un délit punissable par la loi. Cette formation en sécurité à Abidjan me permettra d’avoir beaucoup plus de notions sur la question de la protection des données et les meilleures pratiques pour se prévenir des tentatives de violation de ma vie privée sur internet. L’objectif que je me suis donné également est de pouvoir partager les connaissances et compétences acquises pendant toute la semaine, au travers de formations ou de rencontres par exemple, pour soutenir l’Internet libre.

 

Le comportement que j’adopte pour assurer comme je peux le respect de ma vie privée est d’essayer de trier vraiment les informations que je mets dans le domaine public à travers mes publications sur internet, et celles qui appartiennent impérativement à ma vie privée. Bref, je me méfie de tout ce qui me semble étrange sur le réseau Internet. J’essaye juste d’être un e-citoyen avisé et éveillé.

 

3/ Tu viens du Togo, les questions de sécurité des données et de surveillance sont-elles une préoccupation pour les internautes ?

 

 

Au Togo comme dans la plupart des pays dans le monde, la question de la sécurité des données et de la surveillance se pose toujours. Je ne connais pas exactement la situation de la surveillance des données dans le pays, mais je trouve en fait que la question n’est pas tellement d’actualité au niveau de la population en général, mais l’est pour les internautes un peu avertis. Il faut souligner qu’au Togo les réseaux sociaux sont relativement récents, ce qui fait que la prise de conscience de la pertinence des questions de protection de la vie privée sur Internet n’est pas encore rentrée dans l’habitude des togolais. Mais par contre on observe une situation de plus en plus grandissante dans la WeboSphère togolaise qui est l’usurpation d’identité sur les réseaux sociaux pour pouvoir diffuser des informations.

Cela ne veut pas forcément dire que les togolais jouissent de leurs droits et  libertés sur internet.

 

Quelques mots sur le Woelab...

Le WoeLab est un espace de démocratie technologique, un lieu accessible à tout le monde où l’on retrouve des outils de prototypage rapide comme une imprimante 3D, des petits outils comme de bricolage. C’est aussi une communauté des jeunes passionnés d’informatique et d’innovation technologique, de tous horizons, qui travaillent dans un esprit collaboratif pour développer des projets qui répondent à un problème donné de la société. C’est ce qui convient d’appeler un FabLab, autrement dit Laboratoire de Fabrication. Situé dans un quartier défavorisé de Lomé, le WoeLab revêt depuis quelque temps le statut d’un incubateur atypique d’entreprises startups jeunes. Depuis sa création, des projets innovants y sont développés dont la WAfate 3D-Printer, la première imprimante 3D africaine, fabriquée à base de matériels informatiques recyclés qui ne cesse de parler d’elle dans le monde entier.
 


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Mercredi 14 Mai 2014
Julie Owono
Head of Africa Desk @ Internet Sans Frontières En savoir plus sur cet auteur






Vos commentaires

1.Posté par Richunah le 03/05/2016 21:20 (depuis mobile)
Figure shows the common carotid arteries and their branches within the head and brain.To be considered significant they must beOften high blood pressure high cholesterol and central abdominal obesity are seen in people who have insulin resistance.

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