Pétition: Libérez Enoh Meyomesse



Le président Camerounais Paul Biya fera une visite officielle en France le 30 janvier 2013. Il rencontrera à cette occasion le Président Français François Hollande. Internet Sans Frontières et PEN International lancent un appel au Président Paul Biya en faveur de la libération du blogueur et écrivain camerounais Enoh Meyomesse. La détention arbitraire de cet activiste en ligne et écrivain le plus parmi les plus prolifiques de son pays depuis 14 mois et son procès par une cour militaire du Cameroun ont été caractérisés par un déni total de son droit à une défense et à un procès équitables.



Liberez Enoh by PEN American Center is licensed under a Creative Commons Attribution-NonCommercial 3.0 Unported License.
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Internet Sans Frontières et PEN International demandent la libération immédiate et sans conditions de l’écrivain et blogueur Enoh Meyomesse.

Signez et partagez la pétition pour faire Libérer Enoh.

Le 22 Novembre 2011, l'écrivain et blogueur camerounais Enoh Meyomesse, président de l'Association Nationale des Ecrivains Camerounais, diplômé de l’Institut d’Etudes Politiques de Strasbourg et titulaire d’une Maitrise en Sciences Politiques de l’Université de Paris II, a été arrêté à l'aéroport de Yaoundé par des membres des services de renseignement intérieur du Cameroun. Torturé pendant un mois, il a été transféré à la prison centrale de Yaoundé où il est enfermé depuis.

D'abord accusé "d'insurrection et déstabilisation des institutions de l’Etat", il est finalement condamné le 30 décembre 2012 à sept and de prison pour complicité de vol et vente illégale d'or. Sa condamnation a depuis été confirmée en seconde instance.

De nombreux observateurs et ONG ont qualifié le procès de mascarade judiciaire. Le tribunal militaire qui a jugé Enoh Meyomesse ne lui a accordé aucune des garanties que l'on peut, de manière légitime, attendre d'un procès équitable. Enoh Meyomesse a été jugé par un tribunal militaire dont la quasi-totalité des membres sont des militaires qui dépendent directement du Ministère de la Défense . En outre quelle garantie d’indépendance et d’impartialité peut-on attendre de membres nommés par décret ministériel et dont l’inamovibilité est inexistante.

Le réquisitoire soutenu par un Commissaire du Gouvernement n’a apporté comme moyen de preuve qu’un témoignage émanant non d’une victime, mais d’un militaire.

Tout prête à penser que les charges retenues contre lui, et le procès qui lui a été intenté déguisent mal la volonté de faire taire un des intellectuels et activistes politiques les plus prolifiques de son pays.

L’œuvre d’Enoh Meyomesse est immense. Il est l’auteur de nombreux ouvrages en sociologie politique de son pays, en histoire politique contemporaine du Cameroun, mais également de pamphlets qui dénoncent l’état des libertés publiques et des droits de l’homme dans ce pays d’Afrique Centrale.


Voici quelques ouvrages qu’il avait, avant son arrestation, décidé de mettre à disposition en ligne sous licence libre :


Le Soleil ricanait

http://ubuntuone.com/4qEiH0yUIJx4CtWhsToyrN

La Question Tribale

http://ubuntuone.com/1ussvpvZLTfX3ZKi5KwlUC

Discours Sur le Tribalisme

http://ubuntuone.com/46olrlQcvkmch9VzbFrI8F

Guerre et Paix au Cameroun, et le rôle de l’armée nationale en question

http://ubuntuone.com/3KVyJcNbk5GxSvcBbvXiNj

1960, faits marquants au Cameroun

http://ubuntuone.com/7EQLg6k5grQ5l3Ig3eTn0b

I’m Speaking to the anglophone Community of Cameroon

http://ubuntuone.com/2rwDQ5Nx8dMmMsM88ehDSg

Um Nyobe : le combat interrompu…

http://ubuntuone.com/2tYQw2sDxblpGMEoULZzwN

  La chute d’André Marie MBIDA

http://ubuntuone.com/4ZN8E9DQ0xRSG1iTuzqQF9

Le Massacre de Messa en 1955

http://ubuntuone.com/1XADtIHA7FFBk6lqv3Huqw

A quand le retour de l’Etat au Cameroun ?

http://ubuntuone.com/5307gt2DYFiGsjSjH2YbS5




Lundi 28 Janvier 2013






Vos commentaires

1.Posté par Léonce Bassaguen le 04/02/2013 10:24
C’est un voleur il doit assumer ses actes et il faut savoir que le Cameroun est un pays de droit et l’on se doit de respecter ce droit et non le bafouer comme ce voyou l’a fait et malheureusement pour lui il a été épinglé en flagrant délit.

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