La situation difficile des blogueurs marocains



Lundi dernier, le blogueur marocain Boukaber Al-Yadib a recouvert la liberté après deux mois de prison. Une bonne nouvelle qui ne masque cependant pas la situation difficile à laquelle sont confrontés les défenseurs des droits humains au Maroc, et en particulier les blogueurs.



La situation difficile des blogueurs marocains
Boukaber Al-Yadib, jeté en prison après avoir couvert en décembre la répression d'une manifestation pacifique, a finalement été libéré. Il avait été initialement condamné à six mois de prison et cinq cent Dirhams d'amende pour "dégradation des biens de l'Etat", "atteinte à un agent de l'Etat" et "participation à une manifestation illégale".

Il y a un mois, c'est un autre blogueur, El-Bachir Hazzam, qui sortait lui aussi de prison après une condamnation de quatre mois pour "diffusion de fausse information portant atteinte à l'image du royaume concernant les droits de l'Homme". Il avait publié les revendications de plusieurs étudiants en matière de transports et de logement.

Avec une presse traditionnelle peu dynamique (300 000 exemplaires de quotidiens vendus en 2008 d'après l'Organisme de Justification et de Diffusion du Maroc), et souvent à la solde du pouvoir, les blogs (qualifiés de "poubelle du web" par le gouvernement - un terme qui fait étrangement écho chez nous...) sont devenus un véritable outil de contre-pouvoir. La population d'internautes au Maroc est estimée à 6 millions, sur une population totale de 30 millions d'habitants.

L'ONG Human Rights Watch dressait d'ailleurs un bilan critique sur l'état de la liberté d'expression dans le pays à l'occasion de son rapport annuel de 2009. L'organisation estimait ainsi que "Le Gouvernement, aidé par des tribunaux complaisants, a utilisé une législation répressive pour punir et emprisonner des opposants non violents...", notamment sur des questions sensibles telles que la remise en cause de la Monarchie ou le Sahara Occidental (sous administration marocaine depuis 1975).

La France, un des principaux partenaires commerciaux du pays, critique cependant très rarement les pratiques du royaume en matière de droits humains.


Jeudi 8 Avril 2010
Rédacteur et membre Internet Sans Frontières En savoir plus sur cet auteur





Vos commentaires

1.Posté par tizaoui le 30/01/2011 03:25
je suis marocain et nous en nous fait payer le prix de leur peur a eux et leur chere poste
la majorité des marocain n axepte pas l homoséxualité mais on a des sites tourestique a marackeche on est tres bien vu commca car on leur offre ce q il veule
en plus nos dirregents sa leur fait plaisire le fait de prendre des photos avec des perssonalité usa france almagne...comme si il on atteint le haut moi il me degoute je suis marocain mais musulement avant tout et c est ma religion qui passe avant tout

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