Internet Sans Frontières rejoint l'Alliance pour un Internet moins cher dans les pays en développement



Internet Sans Frontières rejoint l'Alliance For Affordable Internet (A4AI), au titre d'organisation de la société civile. Internet Sans Frontières se réjouit de faire partie d'une coalition qui milite pour un Internet moins cher dans les pays en développement, un combat que l'organisation mène depuis trois ans dans la région du Golfe de Guinée.



Internet Sans Frontières rejoint l'Alliance pour un Internet moins cher dans les pays en développement
Reconnu aujourd'hui comme un espace de communication, d'expression et un outil de changement socio-politique, Internet demeure inaccessible à 960 millions de personnes dans les pays en développement, selon des estimations de l'Union Internationale des Télécommunications. Pourtant, dans sa résolution A/HRC/20/L.13, le Conseil des Droits de l'Homme de l'Organisation des Nations Unies affirme la nécessité de protéger les droits et libertés des hommes en ligne, et demande à tous les Etats membres de "promouvoir et de faciliter l'accès à l'Internet et la coopération internationale visant le développement des médias et de l'information et des équipements de communication dans tous les pays"

Parce que l'accès à Internet est devenu un pré-requis à l'exercice d'autres droits et libertés fondamentaux, Internet Sans Frontières a rejoint l'Alliance For Affordable Internet (Alliance pour un Internet moins cher), aux côtés de la World Wide Web Foundation, ou encore de la Ford Foundation. Cette coalition d'organisation de la société civile, d'organisations gouvernementales et d'entreprises du secteur privé milite pour une diminution des coûts d'accès à Internet, premier obstacle à une participation à la conversation globale pour les citoyens des pays en développement. Un combat qui s'inscrit dans la droite ligne de celui entamé par le bureau Afrique de notre organisation depuis 3 ans dans la région du Golfe de Guinée.

Coûts d'accès élevés dans le Golfe de Guinée

Alors que de nombreux câbles sous-marins traversent le littoral Ouest Africain, les taux de pénétration d'Internet dans la région du Golfe de Guinée demeurent bas, exception faite du Nigéria et du Ghana. Une des explications de cet état de fait réside dans les prix peu accessibles  [en] pour une connexion Internet dans la plupart des pays de la région. Selon le site d'information Jeune Afrique, "L'abonnement mensuel haut débit (1 mégaoctet) est facturé aux particuliers 114 euros au Burkina Faso et en Côte d'Ivoire, environ 130 euros au Bénin, et plus de 150 euros au Cameroun."

En octobre 2012, Internet Sans Frontières, en partenariat avec PEN International et Committee to Protect Journalists (CPJ), remettait un rapport  au Conseil des Droits de l'Homme dans le cadre de l'examen périodique universel du Cameroun, pays situé dans le Golfe de Guinée. Notre organisation relevait les obstacles politiques et les lacunes en terme de régulation du marché de l'Internet qui ont un impact direct sur le prix d'accès à ce canal de communication, et cela malgré la proclamation par le législateur camerounais du droit à un accès universel à Internet pour toutes personnes se trouvant sur le territoire national.



Des recommandations pour une baisse des coûts

Selon des recommandations faites par la coalition Alliance For Affordable Internet, le coût d'accès à Internet peut être réduit, notamment en garantissant l'existence d'agences de régulations indépendantes, en promouvant la gestion concertée et partagée des infrastructures fournissant de la bande passante. L'ensemble des recommandations peuvent être retrouvées ici   [en].



Mardi 19 Novembre 2013
Julie Owono
Head of Africa Desk @ Internet Sans Frontières En savoir plus sur cet auteur






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