Cameroun : Vers une démocratisation de l'accès à Internet ?



Internet Sans Frontières salue une décision de l'Agence de Régulation des Télécommunications camerounaise (ART) qui a rejeté, le 15 mars 2013, le catalogue des offres tarifaires d'interconnexion proposées par l'opérateur historique, CAMTEL, aux fournisseurs d'accès Internet au Cameroun. Ces tarifs avaient été indexés dans un rapport remis par Internet Sans Frontières au Conseil des Droits de l'Homme des Nations Unies comme étant en partie responsables du trop faible taux de pénétration d'Internet au Cameroun et du difficile accès à cet outil de communication.



CAT-5 Cables par pixelperfectdigital.com - (CC BY 3.0 US)
CAT-5 Cables par pixelperfectdigital.com - (CC BY 3.0 US)

Dans une décision du 15 mars 2013, l'Agence de Régulation des Télécommunications camerounaise (ART) a rejeté le catalogue tarifaire d'interconnexion proposée par Cameroon Telecommunications (CAMTEL), l'opérateur historique du pays, aux fournisseurs de services de télécommunications opérant au Cameroun.


 
Dans ce pays d'Afrique Centrale, c'est en effet l'opérateur historique qui détient le monopole de la gestion des accès aux infrastructures sous marines longeant la côte camerounaise, et qui permettent au FAI de proposer une connexion Internet à leurs clients. Internet Sans Frontières soulignait dans son rapport les conséquences dramatiques de ce comportement monopolistique et les tarifs qui en découlent sur le droit à l'accès à Internet et la contrariété avec les engagements internationaux souscrits par le Cameroun.


C'est peut-être à l'aune du rapport déposé par Internet Sans Frontières en setembre 2012, que l'ART a rejeté le catalogue présenté par CAMTEL. En effet l'Agence souligne :

"CAMTEL devrait appliquer des tarifs de nature à permettre aux opérateurs de fournir des services à des tarifs abordables."

Constatant que tel n'est pas le cas en l'espèce,

"l’Agence rejette le projet de catalogue d'interconnexion et d'accès 2013 de CAMTEL destiné aux fournisseurs des services de télécommunications"

L'ART rappelle notamment que :

"les objectifs des pouvoirs publics sont entre autres (...) l'amélioration du taux de pénétration de l'Internet au Cameroun"


Une conclusion saluée par Internet Sans Frontières qui, dans son rapport de 2012, recommandait de promouvoir au Cameroun l’accès universel aux technologies de l’information et de la communication et d'adopter des dispositions réglementaires qui promeuvent l’Internet comme moteur du développement social et économique.


Retrouvez la décision de l'ART ici.

Retrouvez le rapport d'Internet Sans Frontières ici.



Lundi 1 Avril 2013
Julie Owono
Head of Africa Desk @ Internet Sans Frontières En savoir plus sur cet auteur






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